La
loi Robien
Le
dispositif "ROBIEN" s'est substitué au régime
"Besson" et s'applique avec effet rétroactif
depuis le 3 avril 2003. L'avantage fiscal consiste à
déduire des revenus fonciers un amortissement, c'est-à-dire
une partie du prix initial d'acquisition soit d'un local affecté
à un usage autre que l'habitation susceptible d'être
transformé en logement, soit d'un logement qui ne satisfait
pas aux conditions de décence (décret du 30
janvier 2002) et qui fait l'objet de travaux de réhabilitation
définis par le décret du 19 décembre
2003.
L'avantage fiscal du régime de l'investissement dans
l'ancien consiste en une majoration de la déduction
forfaitaire sur les revenus fonciers. Ce dispositif s'applique
aux revenus tirés de certains baux conclus à
compter du 1er janvier 1999, quelle que soit la date d'acquisition
du logement.
Le logement doit répondre aux normes de décence
(décret du 30 janvier 2002).
VOS
ENGAGEMENT
-
Le
logement doit répondre aux normes de décence
(décret du 30 janvier 2002).
-
Le
logement doit répondre aux normes de décence
(décret du 30 janvier 2002). La liste de ces normes
est accessible ci dessous.
-
Le
bailleur doit prendre l'engagement de louer le logement
nu pour six ans au moins.
-
Le
logement doit être affecté à la résidence
principale du locataire.
-
Le
loyer et les ressources des locataires ne doivent pas excéder
des plafonds réglementés
Il
est interdit de louer :
-
aux
membres du foyer fiscal,
-
à
une personne occupant déjà le logement avant
le 1er janvier 1999,
-
à
l'un des associés ou un membre du foyer fiscal ou
un ascendant ou descendant d'un associé
-
aux ascendants et descendants du contribuable.
L'interdiction
de louer à un ascendant ou un descendant, supprimée
dans le régime ROBIEN neuf ou assimilé, demeure
en ancien. Toutefois le logement peut être mis à
disposition d'un ascendant ou d'un descendant (gratuitement
ou à titre onéreux), pendant une durée
maximum de neuf ans. Pendant la mise à disposition,
l'avantage fiscal est suspendu. Pour pouvoir bénéficier
de cette possibilité, le bailleur doit avoir respecté
les conditions du dispositif pendant trois ans au moins. Réservée
au neuf, la possibilité de louer à ses proches
n'a pas été étendue au dispositif Besson
ancien. Celui-ci voit toutefois son intérêt amélioré,
avec la déduction forfaitaire qui passe de 25 à
40% pour les loyers perçus à partir de 2003.
Rappelons que cette déduction couvre les frais d'amortissement
du bien, les frais de gestion (mais non les honoraires de
l'administrateur de biens si la gestion est déléguée)
et les frais d'assurance autres que les primes garantissant
le risque de loyers impayés.
MODALITÉS
DU NOUVEAU DISPOSITIF
Avant la réalisation
des travaux,
le contribuable doit faire établir un état
descriptif du logement par un contrôleur technique
ou un technicien de la construction qualifié, indépendant
des personnes physiques ou morales susceptibles de réaliser
les travaux de réhabilitation et couvert par une assurance
pour cette activité. Le descriptif du logement doit
préciser les critères à propos desquels
le logement ne correspond pas aux caractéristiques
de décence fixées par la loi (décret
du 30 janvier 2002).
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Après
la réalisation des travaux,
un second état descriptif du logement reprend point
par point les réserves mentionnées dans le premier
état des lieux et s'assure d'une part que les travaux
de réhabilitation ont permis de donner au logement
les caractéristiques d'un logement décent et
d'autre part que l'ensemble des performances techniques imposées
sont respectées. Au moins six d'entre-elles doivent
avoir été obtenues à la suite des travaux
effectués. Dans une copropriété, cette
attestation doit par ailleurs indiquer que l'état apparent
des parties communes qui desservent le logement est décent,
que celles-ci aient ou non fait l'objet de travaux.
NORMES
DE DECENCE
Voici
la liste des rubriques des états descriptifs
devant être établis avant et après la
réalisation des travaux de réhabilitation :
-
Composition
du logement : a) Nombre et nature des pièces principales
et des pièces de service ; b) Surface habitable et
hauteur sous plafond au sens de l'article R. 111-2 du code
de la construction et de l'habitation ;
-
Etat
général du gros oeuvre ;
-
Etanchéité
à la pluie et aux eaux de ruissellement ;
-
Etat de la toiture et de la charpente ;
-
Etat des garde-corps, rambardes, rampes de balcon ou de
terrasse ;
-
Absence ou présence de plomb dans les peintures et
risque d'accessibilité ;
-
Absence ou présence de matériaux dégradés
contenant de l'amiante ;
-
Electricité : sécurité et dimensionnement
en fonction des équipements prévisibles ;
9. Gaz : sécurité et état général
;
-
Etat des réseaux d'eau :
-
a)
Alimentation en eau potable, raccordements, nature des
matériaux des canalisations ;
-
b)
Evacuation des eaux usées et des eaux vannes
; 11. Installations sanitaires : présence ou
absence, situation et état général
des éléments suivants : w.-
-
c)
baignoire ou douche, alimentation en eau froide et eau
chaude ;
-
Etat
de la cuisine : existence d'une cuisine (ou coin cuisine),
évier, alimentation en eau froide et eau chaude,
emplacement pour un équipement de cuisson ;
-
-
Dispositif
de chauffage : description et état général
; adaptation aux caractéristiques du logement ; dispositifs
d'alimentation en énergie et d'évacuation
des produits de combustion ;
-
Dispositifs
de ventilation et d'ouvertures : description et état
général ;
-
Caractéristiques
des parois, des menuiseries extérieures et de leur
vitrage.
Pour
les logements acquis entre le 3 avril 2003 et le premier jour
du troisième mois suivant la publication du décret
fixant ces conditions, une dérogation permet au propriétaire
qui les a respectées de remplacer les attestations requises
par des déclarations sur l'honneur (article 2 du décret
du 19 décembre 2003). Cette mesure, visant à compenser
les effets du retard dans la sortie des textes, permettra à
quelques chanceux de bénéficier du régime
pour des opérations éligibles réalisées
avant de savoir si elles l'étaient ou non. |